Quand la Sacem intervient-elle?
Quelles sont les œuvres du répertoire de la Sacem ?
Ce répertoire comprend plus de 40 millions d'oeuvres protégées (c'est-à-dire non tombées dans le domaine public - à titre indicatif, en France, une oeuvre "tombe dans le domaine public", c'est-à-dire ne génère plus de droits patrimoniaux au profit des ayants-droit, 70 ans après le décès de l'auteur et du compositeur, auxquels peuvent s'ajouter des prorogations de durée si certaines conditions sont remplies).
Quels types d'œuvres appartiennent au répertoire de la Sacem ?
- oeuvres musicales avec ou sans paroles
- pop, rap, rock, symphonique, musique électro-acoustique, techno, musique de films, publicité, etc...
- musique de documentaires consacrés à la musique,
- poésie et sketches,
- productions audiovisuelles utilisant des oeuvres de son répertoire (vidéomusiques),
- extraits d'oeuvres dramatiques et de drames musicaux d'une durée inférieure à 20 minutes pour la télévision et à 25 minutes pour la radio,
- sous-titrage et doublage de films et de séries.
Quels droits doit-on verser pour une manifestation musicale ?
Peut-on utiliser librement de la musique sur Internet ?
La seule exception est celle de l'usage dans le "cercle de famille."
De plus, même si l'oeuvre n'est plus protégée (domaine public), l'autorisation des titulaires de droits voisins (producteurs/artistes-interprètes) est également indispensable lorsqu'un disque (CD) est reproduit.
Ainsi l'enregistrement (au format MP3 ou tout autre format) pour mise à disposition sur les réseaux (Internet notamment), sans autorisation, constitue une contrefaçon aux termes du Code de la propriété intellectuelle, délit susceptible de poursuites pénales, et sur le plan civil, de dommages et intérêts.
Ne mettez pas sur Internet des musiques protégées. Si vous le faisiez, vous priveriez leurs créateurs de leurs moyens de subsistance et mettriez en péril la création future au préjudice même de tous ceux qui aiment la musique !
Pour toute information complémentaire, vous pouvez vous renseigner auprès de SESAM.
La Sacem doit-elle connaître toutes les manifestations musicales organisées ?
- que la manifestation soit organisée par une association de bénévoles, une commune, un comité des fêtes ou un producteur professionnel de spectacles,
- que la musique soit interprétée par des musiciens professionnels ou amateurs (jouant avec partition ou de mémoire) ou qu'elle soit diffusée par des disques, des cassettes à la radio ou à la télévision,
- qu'elle soit essentielle (comme pour les concerts, les bals, les galas de variétés) ou bien qu'elle serve de fond sonore pour une kermesse, un banquet, une quinzaine commerciale, une fête sportive...
Comment sont calculés les tarifs pour une manifestation musicale ?
Où va l'argent perçu par la Sacem ?
Des réductions sont-elles prévues sur le montant des droits ?
- aux communes, pour les fêtes nationales et locales,
- aux associations d'éducation populaire,
- aux associations d'intérêt général organisant des manifestations sans entrée payante.
La Sacem fait plus.
C'est ainsi qu'elle a signé près de 160 protocoles d'accord avec des fédérations, syndicats et autres regroupements professionnels, qui font bénéficier leurs adhérents de réductions sur les droits d'auteur.
Peut-on obtenir une autorisation gratuite de la Sacem ?
La Sacem s'associe à des actions à caractère humanitaire, philanthropique ou social, qui sont organisées par des associations sans but lucratif.
Si aucune recette n'est réalisée et que le budget des dépenses est inférieur à 305 euros, la Sacem peut accorder une autorisation gratuite.
Ces autorisations gratuites sont toutefois réservées à des séances bien spécifiques, car les auteurs compositeurs ne peuvent renoncer systématiquement à leur rémunération.
La Sacem peut également délivrer une autorisation gratuite lorsque ces manifestations sont organisées grâce au concours gracieux des artistes et des prestataires et que l'intégralité des recettes est reversée aux associations suivantes :
- Restos du Cœur,
- Association Française contre les Myopathies ("Téléthon"),
- Courir pour la vie, Courir pour Curie ("Mets tes baskets et bats la maladie"),
- Comité catholique contre la faim et pour le développement ("Course Terre d'avenir"),
- Association Volontaire pour les Autistes ("Journée nationale de l'autisme"),
- Vaincre la mucoviscidose ("Virades de l'espoir").
Le jour de la Fête de la musique, exceptionnellement, la Sacem accorde une autorisation gratuite aux organisateurs de concerts gratuits, au cours desquels les artistes, interprètes et musiciens se produisent sans être rémunérés.
Pourquoi devez-vous remettre le programme des œuvres diffusées?
De plus, c'est au cours des manifestations organisées par les communes et les associations que des milliers d'auteurs locaux et régionaux trouvent leur public, en marge des radios, des télévisions et des grands circuits de production. Ces formulaires, remplis par les musiciens, le chef d'orchestre ou le sonorisateur, permettent d'identifier tous ces auteurs, compositeurs et éditeurs qui, autrement, ne recevraient pas leurs droits.
Faut-il payer des droits pour le Téléthon ?
Dans le cadre de la charte Téléthon-Sacem, cette dernière accorde une autorisation gratuite aux organisateurs de manifestations musicales lorsque les artistes et les prestataires offrent gratuitement leurs services et que l'intégralité des recettes est reversée à l'AFM.
Si les artistes et les prestataires sont rémunérés, la Sacem, après paiement des droits d'auteurs, adresse directement à l'AFM un don de 50 % des droits acquittés.
Lors d'une séance dansante, d'un concert ou d'un spectacle, un disc-jockey, un musicien, un orchestre, doivent-ils effectuer une déclaration auprès de la Sacem et payer les droits d'auteur ?
Pour les concerts et spectacles, l'organisateur peut néanmoins leur demander de compléter ou de l'aider à remplir un document, le programme des oeuvres diffusées, qui permet à la Sacem de rémunérer avec précision les auteurs, compositeurs et éditeurs dont les oeuvres sont utilisées au cours de la manifestation.
Faut-il payer des droits pour des animations musicales lors d'un mariage, un anniversaire, une fête de famille ?
L'organisation des mariages ou autres fêtes familiales par des particuliers est traitée de manière spécifique par la Sacem. La loi prévoit en effet (art. L 122-5-1° du Code de la propriété intellectuelle) que l'auteur ne peut interdire les diffusions musicales "privées et gratuites effectuées exclusivement dans un cercle de famille ", ces 3 conditions devant être cumulativement réunies.
Il faut savoir à ce titre que les tribunaux considèrent qu'il faut entendre la notion de cercle de famille de façon restrictive et qu'elle ne concerne que "les personnes parents ou amis très proches, qui sont unies de façon habituelle par des liens familiaux ou d'intimité".
En conséquence, dès lors que ces critères sont incontestablement réunis, que les organisateurs assurent par leurs propres moyens l'organisation des animations musicales, et que celles-ci ne donnent pas lieu à rémunération de la prestation fournie, la Sacem a choisi de ne pas intervenir.


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