Acte 2 du CNM : yes we can - le 25 octobre 2012

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par Alain Chamfort, auteur-compositeur et interprète, Daniel Colling, fondateur du Printemps de Bourges, Marc Thonon, fondateur du label Atmosphériques, auteurs du "rapport Création musicale et diversité à l’ère numérique" de l’an dernier.
Il y a quelques semaines, la Ministre de la Culture lors d’une interview écartait l’idée d’un établissement public nouveau dédié à la musique, ou "Centre national de la musique".

Mais qu’est-ce exactement que l’idée de Centre national de la musique ? Il s’agit en fait d’une conviction partagée depuis longtemps dans la filière musicale, reposant sur le besoin d’organiser et d’accompagner dans leurs mutations un secteur et des métiers, dispersés certes, divisés parfois, mais profondément complémentaires.

Si le besoin de soutien financier accru, diagnostiqué dans notre rapport Création musicale et diversité à l’ère numérique de l’an dernier, reste urgent et impératif, au vue de la crise importante vécue par nos industries depuis 10 ans, et pour soutenir l’avenir de la création française, il n’est pas l’alpha et l’oméga de tout le projet de CNM.

La force du secteur de l’audiovisuel et du cinéma réside justement dans sa capacité, héritée d’une longue histoire, à s’organiser et se fédérer, le secteur musical doit à son tour trouver les moyens d’élaborer sa propre régulation. Les chantiers, bien identifiés, sont immenses : nécessité de rapprocher un certain nombre d’organismes de notre secteur, besoin de structurer nos métiers au nom de l’intérêt général, de mettre en place les outils de formation, d’information et de statistiques, d’intégrer les acteurs du numérique dans notre fonctionnement et nos actions, de se préoccuper de la question des métadonnées, de défendre l’exception culturelle aujourd’hui menacée, de préserver nos financements et bien entendu les développer.

Ce diagnostic, que nous avons établi il y a 18 mois, demeure notre feuille de route. Aujourd’hui, même s’il n’y a aucune promesse de financements complémentaires à ce stade, c’est à notre filière de relancer la dynamique créée autour de cet objectif commun.

C’est donc à nous de jouer. L’Etat étant présent dans certaines des structures existantes de la filière, le CNM ne pourra se construire sans lui, et encore moins contre lui. Mais aujourd’hui il est de notre responsabilité, en tant que filière musicale, d’engager "l’acte 2 du CNM".

Cela prendra donc plus de temps. Mais nous saurons le mettre à profit pour mieux faire mesurer le travail engagé, développer le dialogue avec les collectivités locales, nous insérer dans la réflexion d’ensemble induite par la mission Lescure, démontrer notre cohérence, la vivacité de notre écosystème et ses enjeux prospectifs.

Jouons l’intérêt général et prenons rendez-vous, dès 2013, pour faire abonder cette dynamique avec le soutien de L’Etat.

Le CNM est mort, vive le CNM !

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