Jean-Pierre Bourtayre, vice-président
Lorsqu'en 1996, Jean-Pierre Bourtayre illustre cette profession de foi d'Eddy Mitchell, il connaît déjà bien la musique, avec un père compositeur qui écrivait des succès pour Tino Rossi, Trenet, Chevalier.
Musicien né, compositeur, et surtout mélodiste inné, il entre d'abord au Conservatoire, d'où il se fait chasser ensuite pour cause de twist aigü. Notre homme est un yéyé, un enfant du rock, âge tendre et tête de bois, qui va tout naturellement écrire pour Dick Rivers, Richard Anthony, Hugues Aufray (Adieu Monsieur le Professeur), Eddy Mitchell (S'il n'en reste qu'un, L'épopée du rock), jusqu'à un Grand Prix de l'Eurovision en 1971, Un banc, un arbre ou une rue pour Séverine, sans oublier au passage: Il était un prince en Avignon par Esther Ofarim.
En 1971, c'est la rencontre avec Claude François, dont il deviendra le collaborateur attitré jusqu'à la fin. Tour à tour compositeur, producteur, et surtout ami, il écrit durant sept ans tube sur tube pour l'Idole: Viens à la maison, Chanson populaire, Le chanteur malheureux, Le téléphone pleure, Alexandrie, Alexandra, Magnolias for ever, jusqu'à ce samedi tragique de 1978, où la France entière a les yeux tournés vers le Boulevard Exelmans : Cloclo n'est plus.
Cette année là, c'est aussi pour Jean-Pierre le début d'une belle amitié avec Etienne Roda-Gil, qui donnera d'abord une comédie musicale 36 Front Populaire, avec Jean-Claude Petit, (Prix Rolf Marbot pour Ça commence comme un rêve d'enfant de Julien Clerc) puis des chansons pour Gérard Lenorman Boulevard de l'Océan, Françoise Hardy La Villégiature, etc ...
Début 80, le disco est là, la new wave trépigne et notre compositeur devient alors directeur de production française chez WEA. L'éternel angoissé du clavier découvre le stress des affaires, avant de rejoindre Jacques Revaux chez TREMA où il va se mettre au service d'une autre star de choc, Michel Sardou. Avec Revaux, il écrit pour lui les musiques de Vladimir Illitch, Io Dominico, Chanteur de jazz, Musulmanes.
Et ce n'est pas fini, vingt ans après il n'en reste qu'un, et c'est bien lui, tout aussi fou de son que d'image : n'a-t-il pas écrit jadis la musique du Grand Meaulnes, celle du feuilleton Arsène Lupin Gentleman cambrioleur et l'Arsène de Dutronc), de la série Schumaster, l'Espion de l'Empereur, ainsi que les génériques de "Stars" et "Champs-Elysées" de Michel Drucker avec Jean-Claude Petit. Parmi ces créations récentes : la comédie musicale Belles, belles, belles (Olympia - 21 novembre 2003), la chanson Je voyage pour Charles Aznavour (Album 2003-2004).
Vous résumer en un mot cet homme orchestre qui avoue écrire comme il respire, et a fait chanter un jour à Tino La vie commence à 60 ans ? Disons... un angoissé tranquille du microsillon, un cœur de rocker dans une main de velours, tous les bons claviers vous le diront !


Adhérez à la Sacem







Envoyer cette page à vos amis

Youtube
Dailymotion
Wat.tv
Facebook
Actualités Sacem
Appli mobiles