Division des Affaires culturelles de la Sacem.
« Notre souci est vraiment de parvenir à articuler formation et diffusion »
« Notre souci est vraiment de parvenir à articuler formation et diffusion »
Dans quel cadre s'inscrit aujourd'hui votre action pédagogique en direction des auteurs-compositeurs ?
Lilian Goldstein :
Notre action porte sur trois domaines : la professionnalisation des auteurs compositeurs, leur insertion et le soutien à la création d'œuvres originales pour l'audiovisuel.
Dans le secteur des musiques actuelles, nous travaillons notamment avec le Studio des Variétés, que la Sacem finance pour une grande part aux côtés d'autres sociétés de perception et de répartition partenaires, de festivals ou de diffuseurs. C'est un centre de formation supérieure où les artistes peuvent bénéficier de cours de chants et de séances de coaching, ou être accompagnés dans la mise en place de la scène. Depuis deux ans, il a fait l'objet d'une restructuration afin d'être plus adapté aux besoins des artistes. La nouvelle articulation vise surtout à leur donner la possibilité d'être plus en phase avec la filière professionnelle.
Nous organisons désormais des showcases pour présenter les artistes aux professionnels de la musique. Les labels et les managers ont conscience de la nécessité qu'il y a à s'adapter à une certaine réalité du métier.
Au-delà du coaching et des cours de chants, nous accordons une grande attention, en amont, à ce qui relève de l'écriture, avec une palette élargie de formations, ainsi qu’au lien avec le milieu professionnel, à travers un maillage avec d'autres structures comme le FAIR ou le réseau Printemps. Et nous nous préoccupons également de former les formateurs, une spécificité du studio.
Notre action porte sur trois domaines : la professionnalisation des auteurs compositeurs, leur insertion et le soutien à la création d'œuvres originales pour l'audiovisuel.
Dans le secteur des musiques actuelles, nous travaillons notamment avec le Studio des Variétés, que la Sacem finance pour une grande part aux côtés d'autres sociétés de perception et de répartition partenaires, de festivals ou de diffuseurs. C'est un centre de formation supérieure où les artistes peuvent bénéficier de cours de chants et de séances de coaching, ou être accompagnés dans la mise en place de la scène. Depuis deux ans, il a fait l'objet d'une restructuration afin d'être plus adapté aux besoins des artistes. La nouvelle articulation vise surtout à leur donner la possibilité d'être plus en phase avec la filière professionnelle.
Nous organisons désormais des showcases pour présenter les artistes aux professionnels de la musique. Les labels et les managers ont conscience de la nécessité qu'il y a à s'adapter à une certaine réalité du métier.
Au-delà du coaching et des cours de chants, nous accordons une grande attention, en amont, à ce qui relève de l'écriture, avec une palette élargie de formations, ainsi qu’au lien avec le milieu professionnel, à travers un maillage avec d'autres structures comme le FAIR ou le réseau Printemps. Et nous nous préoccupons également de former les formateurs, une spécificité du studio.
Au delà du Studio des variétés, qu'elles autres actions s'inscrivent dans cette volonté d'aller plus loin dans l'accompagnement des artistes ?
Lilian Goldstein :
Depuis un an et demi, la Sacem s'est engagée sur des formules événementielles accessibles aux sociétaires dans le domaine de l'humour, du jazz ou de la chanson, à travers les Scènes Sacem, qui leur donnent accès aux scènes de la filière professionnelle.
Au-delà du triple partenariat que nous avons avec le Chantier des Francos, en matière d'insertion, de formation et de coaching, lors de sessions qui accueillent 12 groupes ou artistes par an à La Rochelle, ou à travers les passages programmés pendant le festival, nous avons effectué tout un travail de maillage avec les salles du réseau Smac*.
L'objectif, en partenariat avec le Chantier des Francos, est d'apporter un plateau d'artistes clé en main aux salles. Cinq salles participent au programme : le Chabada à Angers, La Coopérative de mai à Clermont-Ferrand, le Théâtre de l'Archipel à Perpignan, La Cartonnerie à Reims et Le Grand Mix à Tourcoing. A chaque fois, c'est un plateau de trois artistes qui est présenté à la filière, au public et aux médias.
Cette année, cette Tournée des Francos s'est déroulée du 25 septembre au 21 octobre, avec des artistes comme Arnaud Fleurent-Didier, Karimouche, Zaz, Robin Leduc, ou encore La Maison Tellier. Notre souci est vraiment de parvenir à articuler formation et diffusion.
* Smac : Scènes de musiques actuelles.
Depuis un an et demi, la Sacem s'est engagée sur des formules événementielles accessibles aux sociétaires dans le domaine de l'humour, du jazz ou de la chanson, à travers les Scènes Sacem, qui leur donnent accès aux scènes de la filière professionnelle.
Au-delà du triple partenariat que nous avons avec le Chantier des Francos, en matière d'insertion, de formation et de coaching, lors de sessions qui accueillent 12 groupes ou artistes par an à La Rochelle, ou à travers les passages programmés pendant le festival, nous avons effectué tout un travail de maillage avec les salles du réseau Smac*.
L'objectif, en partenariat avec le Chantier des Francos, est d'apporter un plateau d'artistes clé en main aux salles. Cinq salles participent au programme : le Chabada à Angers, La Coopérative de mai à Clermont-Ferrand, le Théâtre de l'Archipel à Perpignan, La Cartonnerie à Reims et Le Grand Mix à Tourcoing. A chaque fois, c'est un plateau de trois artistes qui est présenté à la filière, au public et aux médias.
Cette année, cette Tournée des Francos s'est déroulée du 25 septembre au 21 octobre, avec des artistes comme Arnaud Fleurent-Didier, Karimouche, Zaz, Robin Leduc, ou encore La Maison Tellier. Notre souci est vraiment de parvenir à articuler formation et diffusion.
* Smac : Scènes de musiques actuelles.
Quel type d'action s'adresse plus particulièrement aux jeunes compositeurs dans le secteur de la musique contemporaine ?
Olivier Bernard :
La situation est différente avec les jeunes compositeurs de musique contemporaine parce qu’ils ont déjà reçu une formation académique très longue.
Autre phénomène intéressant, ces jeunes compositeurs sortent de plus en plus tard de cette formation qui, de part sa structure, ne les prépare pas à décrocher une première commande pour un concert, un enregistrement ou une captation audiovisuelle.
Nous voulons apporter un soin particulier à les soutenir dans cette période de transition et les aider à trouver un certain nombre de repères. Les jeunes compositeurs viennent d'un peu partout, il y a un très fort brassage et très vite, l'échelle de référence n'est plus nationale pour eux mais européenne. Et ils ont besoin de comprendre les spécificités qui caractérisent le fonctionnement des institutions et de la filière dans chaque pays.
La situation est différente avec les jeunes compositeurs de musique contemporaine parce qu’ils ont déjà reçu une formation académique très longue.
Autre phénomène intéressant, ces jeunes compositeurs sortent de plus en plus tard de cette formation qui, de part sa structure, ne les prépare pas à décrocher une première commande pour un concert, un enregistrement ou une captation audiovisuelle.
Nous voulons apporter un soin particulier à les soutenir dans cette période de transition et les aider à trouver un certain nombre de repères. Les jeunes compositeurs viennent d'un peu partout, il y a un très fort brassage et très vite, l'échelle de référence n'est plus nationale pour eux mais européenne. Et ils ont besoin de comprendre les spécificités qui caractérisent le fonctionnement des institutions et de la filière dans chaque pays.
Comment répondez-vous à cette problématique ?
Olivier Bernard :
Face à cette problématique, nous avons décidé de tisser des liens avec les différentes institutions qui œuvrent, en Europe, à la professionnalisation des jeunes compositeurs et de créer un véritable réseau, de manière à pouvoir agir à une échelle adéquate. La Sacem est à l'origine de cette action, qui vise à favoriser une plus grande diversité culturelle.
Nous travaillons ensemble pour faire circuler les jeunes compositeurs d'un pays à l'autre, pas seulement dans une logique événementielle. L'objectif est d'organiser un dialogue entre les structures. Une réunion sur la constitution de ce réseau s'est tenue lors du dernier Festival Musica à Strasbourg, à laquelle participaient une vingtaine de partenaires de six à sept pays européens. Au-delà, nous cherchons évidemment à obtenir des soutiens financiers de la part de l'Union européenne.
Face à cette problématique, nous avons décidé de tisser des liens avec les différentes institutions qui œuvrent, en Europe, à la professionnalisation des jeunes compositeurs et de créer un véritable réseau, de manière à pouvoir agir à une échelle adéquate. La Sacem est à l'origine de cette action, qui vise à favoriser une plus grande diversité culturelle.
Nous travaillons ensemble pour faire circuler les jeunes compositeurs d'un pays à l'autre, pas seulement dans une logique événementielle. L'objectif est d'organiser un dialogue entre les structures. Une réunion sur la constitution de ce réseau s'est tenue lors du dernier Festival Musica à Strasbourg, à laquelle participaient une vingtaine de partenaires de six à sept pays européens. Au-delà, nous cherchons évidemment à obtenir des soutiens financiers de la part de l'Union européenne.


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