Secrétaire générale du Fonds d'action Sacem.
« Nous cherchons à rapprocher les enfants de la culture »
« Nous cherchons à rapprocher les enfants de la culture »
Pouvez-vous nous dire ce qu'est l'action du Fonds d'action Sacem (FAS) auprès des jeunes ?
Dans ce domaine, nous sommes une sorte de laboratoire, qui est financé par le biais des 25 % de la copie privée. Nous sommes pionniers dans les opérations de sensibilisation du jeune public à l’acte de création. Nous cherchons à rapprocher les enfants de la culture, dans une démarche artistique plutôt que commerciale.
Pour cela, il n'y a pas de solution miracle. Nous développons toute une réflexion là-dessus avec les orchestres, ceux de Lille, de Montpellier, de Paris ou encore d'Avignon. Cette année, dans le domaine de la musique contemporaine, nous avons accompagné avec d’autres mécènes le Studio 13/16 à Beaubourg, qui est gratuit et ouvert les mercredi, samedi et dimanche.
Pour chaque projet, nous avons des discussions avec eux. L'implication des musiciens est très forte : ils ont le sentiment de faire un acte citoyen. C'est remarquable de leur part, car tout le monde n'est pas préparé à se retrouver devant une classe de collégiens.
Pour cela, il n'y a pas de solution miracle. Nous développons toute une réflexion là-dessus avec les orchestres, ceux de Lille, de Montpellier, de Paris ou encore d'Avignon. Cette année, dans le domaine de la musique contemporaine, nous avons accompagné avec d’autres mécènes le Studio 13/16 à Beaubourg, qui est gratuit et ouvert les mercredi, samedi et dimanche.
Pour chaque projet, nous avons des discussions avec eux. L'implication des musiciens est très forte : ils ont le sentiment de faire un acte citoyen. C'est remarquable de leur part, car tout le monde n'est pas préparé à se retrouver devant une classe de collégiens.
Quelle opération récente avez-vous lancé ?
À Avignon, où le projet vient de démarrer, nous développons un nouveau service pédagogique.
Monter une pure création, comme nous l'avons fait à Lille et à Montpellier, il y a deux ans, était un peu compliqué. Nous avons choisi de faire participer les élèves à la commémoration du 10e anniversaire de la disparition de Xenakis, qui est un compositeur plus facile d'accès pour eux, en hommage de qui ils vont jouer une œuvre de 4 minutes « Cœur d'Ado ». Ils vont écouter les œuvres de Xenakis et composer eux-mêmes cette œuvre courte avec l'aide du compositeur Iván Solano.
Nous permettons ainsi à l'enfant de découvrir des répertoires qu'il ne connait pas et de toucher à la création ; il est directement impliqué dans un acte de création. C'est ce qui nous permet de lui faire comprendre que son œuvre est unique et de lui parler ensuite de droit d'auteur.
Monter une pure création, comme nous l'avons fait à Lille et à Montpellier, il y a deux ans, était un peu compliqué. Nous avons choisi de faire participer les élèves à la commémoration du 10e anniversaire de la disparition de Xenakis, qui est un compositeur plus facile d'accès pour eux, en hommage de qui ils vont jouer une œuvre de 4 minutes « Cœur d'Ado ». Ils vont écouter les œuvres de Xenakis et composer eux-mêmes cette œuvre courte avec l'aide du compositeur Iván Solano.
Nous permettons ainsi à l'enfant de découvrir des répertoires qu'il ne connait pas et de toucher à la création ; il est directement impliqué dans un acte de création. C'est ce qui nous permet de lui faire comprendre que son œuvre est unique et de lui parler ensuite de droit d'auteur.
Comment les enfants réagissent-ils à votre démarche ?
La réaction des enfants peut être assez imprévisible. Elle n'est pas facile à gérer. Nous sommes des Ovni pour eux. À Avignon, contrairement aux années précédentes, nous leur avons fait effectuer des recherches sur Google, pour qu'ils se fassent par eux-mêmes une idée de la personnalité de Xénakis.
Et puis il y a tout le travail de fond du compositeur qui participe au programme, qui joue pour eux à la fois un rôle de père, de frère et de professeur. Au départ, certains enfants n'ont pas envie de participer. J'ai même dû menacer, une fois, de m'en aller s'ils ne manifestaient pas plus d'intérêt. On leur apporte quelque chose qu'ils ne connaissent pas. C'est un des problèmes de l'école, qui n'a pas de filiation avec la culture.
Un des gros fantasmes qu'ont les enfants, par exemple, c'est que les musiciens sont riches. Ils découvrent tout à coup que ce n'est pas toujours le cas et qu'ils peuvent néanmoins se consacrer entièrement à leur passion. C'est une vision des choses qui ne leur est pas familière. Souvent, ils ne savent même pas que la musque classique existe.
L'enjeu de notre action est à la fois culturel et citoyen. Nous travaillons main dans la main avec les professeurs et les proviseurs. Dans les classes qui ont suivi ce genre de programme avec nous, les résultats scolaires se sont améliorés.
Et puis il y a tout le travail de fond du compositeur qui participe au programme, qui joue pour eux à la fois un rôle de père, de frère et de professeur. Au départ, certains enfants n'ont pas envie de participer. J'ai même dû menacer, une fois, de m'en aller s'ils ne manifestaient pas plus d'intérêt. On leur apporte quelque chose qu'ils ne connaissent pas. C'est un des problèmes de l'école, qui n'a pas de filiation avec la culture.
Un des gros fantasmes qu'ont les enfants, par exemple, c'est que les musiciens sont riches. Ils découvrent tout à coup que ce n'est pas toujours le cas et qu'ils peuvent néanmoins se consacrer entièrement à leur passion. C'est une vision des choses qui ne leur est pas familière. Souvent, ils ne savent même pas que la musque classique existe.
L'enjeu de notre action est à la fois culturel et citoyen. Nous travaillons main dans la main avec les professeurs et les proviseurs. Dans les classes qui ont suivi ce genre de programme avec nous, les résultats scolaires se sont améliorés.
Quel écho rencontre votre action, dans les médias, notamment ?
Nous avons beaucoup de retombées médiatiques en région. C'est moins le cas en région parisienne, malheureusement.
Cette année, nous allons enregistrer certaines des œuvres qui seront jouées. Les jeunes auront le CD avec leur nom écrit dessus, et nous l'enverrons aux collèges et aux hommes politiques.
C'est aussi un moyen pour nous de faire comprendre aux jeunes la nécessité d'acheter les CD plutôt que de les copier, car ils prennent conscience de tout le travail qu'il y a derrière une œuvre.
Cette année, nous allons enregistrer certaines des œuvres qui seront jouées. Les jeunes auront le CD avec leur nom écrit dessus, et nous l'enverrons aux collèges et aux hommes politiques.
C'est aussi un moyen pour nous de faire comprendre aux jeunes la nécessité d'acheter les CD plutôt que de les copier, car ils prennent conscience de tout le travail qu'il y a derrière une œuvre.
Focus – Actions pédagogiques 2010-2011 du FAS menées avec :
- l'Orchestre de Lille et le compositeur Yves Chauris
- l'Orchestre d'Avignon et le compositeur Iván Solano
- l'Orchestre de Paris
- le Théâtre du Châtelet
- l'Opéra Comique
- Zebrock au Bahut
- le Centre Pompidou
- le Festival Jazz au fil de l'Oise
- le Festival d'Arras
- Mon premier Festival
- Altermedia
- l'Orchestre d'Avignon et le compositeur Iván Solano
- l'Orchestre de Paris
- le Théâtre du Châtelet
- l'Opéra Comique
- Zebrock au Bahut
- le Centre Pompidou
- le Festival Jazz au fil de l'Oise
- le Festival d'Arras
- Mon premier Festival
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