Interview de Michel Duval
« Une chose est sûre, en tant qu'éditeur, nous n'atteignons pas encore avec le numérique le taux de rémunération que nous avions sur le disque. »
C'est un peu difficile à dire, car tout est en gestation. La Sacem signe des contrats avec tous les acteurs du marché. Mais ils sont renégociés assez fréquemment. Aussi, on ne perçoit pas encore d'argent de tout le monde. La route est longue. Tous les droits ne sont pas encore collectés et il y a des millions de lignes à décompter dans les relevés. C'est déjà un problème pour le téléchargement. On peut donc s'interroger sur ce que cela va donner lorsqu'il va falloir aller récolter l'argent du streaming, quand les consommateurs auront accès à tout et ne se soucieront plus de posséder les fichiers. C'est un véritable enjeu.
Comment voyez-vous l'avenir ?
A l'heure qu'il est, il est encore difficile de se prononcer sur ce que nous rapporte vraiment le numérique. Nous avons lancé des analyses en interne pour savoir qu'elle est sa part de marché chez nous. Une chose est sûre, en tant qu'éditeur, nous n'atteignons pas encore avec le numérique le taux de rémunération que nous avons sur le disque.
Avez-vous pris le parti de diversifier vos revenus pour faire face à la crise ?
Nous travaillons beaucoup sur le rapprochement avec les marques. Elle nous apportent en terme de visibilité et nous leur apportons en terme d'image. Les artistes eux-mêmes deviennent des marques. C'est quelque chose qui est appelé à se développer. J'y crois beaucoup.


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