Hommage à Jean-Spièro
Véritable « enfant de la télé »
« Le » réalisateur par excellence... Un des noms les plus cités, salués, évoqués et invoqués en direct par les meilleurs présentateurs de variétés depuis des décennies, de Denise Glaser à Michel Drucker, de Raymond Marcillac à Guy Lux, de Patrice Laffont à Laurent Bromhead, de Pierre Bellemare à Jean-Pierre Foucault. Pas un artiste français (Johnny, Eddy, Cloclo, Jacques Dutronc, Jean Ferrat…) ou étranger (Jimi Hendrix, Four Tops…) de l’époque qui n’ait été au moins une fois filmé, « croqué » par son objectif, qui ne soit passé à sa bienveillante et bouillonnante moulinette ; pas un enfant ou adolescent des années 60/70 qui n’ait vu sans le savoir le monde, et notamment celui de la chanson, à travers ses yeux.
Retour sur son parcours
Un enfant de la télé
Il réussit le concours d’entrée à l’Idhec où il se retrouve avec Costa-Gavras, Andrej Zulawski et Yves Boisset. Sans oublier certains confrères qui ne jurent que par le grand écran, et qui considèrent la télé comme "la caisse de chômage du cinéma"… Le miracle continue : dès le début de sa seconde année, l’Idhec lui propose de tourner au plus vite son film d’étudiant, pour partir comme assistant-répétiteur sur un long-métrage. Il s'agit du "Testament du Docteur Cordelier", la première coproduction cinéma et télévision, tournée en multi-caméras, des conditions d'une très grande modernité pour l'époque.
Assistant de Jean Renoir à 20 ans !
Du coup, Jean Renoir le garde à ses côtés après ce film, pour l’assister dans la mise en son du remontage de "La Grande Illusion" et de nouveau comme assistant-réalisateur pour le tournage du "Déjeuner sur l’Herbe".
Puis ce sont ses débuts d’assistant-réalisateur télé avec Denise Glaser et "Discorama", Jean Kerchbron et "Toute la chanson", "Du caf’conc au music hall" et une foule de directs ! Dès cette époque, il fait la connaissance de Michèle Arnaud, productrice, chanteuse par ailleurs et découvreuse de Serge Gainsbourg.
Débuter avec Denise Glaser et Michèle Arnaud
Dès 1963/64, Jean-Pierre Spièro se retrouve donc réalisateur de "Music-Hall de France". Il va y recevoir les plus grands artistes de l'époque : Jimi Hendrix, les Four Tops, Guy Béart, Hugues Aufray, Jean Ferrat, etc. C'est à cette occasion qu'il intègre pour la première fois de l'habillage d'antenne et des jingles musicaux, avec un groupe de musiciens, les Gamblers, parmi lesquels… Jean-Claude Vannier et Jean-Claude Petit.
Un palmarès de rêve
Parallèlement à ces programmes, il réalise de nombreuses opérations prestigieuses : la "Première Nuit des Césars", les "7 d'Or", le "Gala de la Presse", "Ouverture et clôture du Festival de Cannes", "Galas du Midem", "Inauguration de Canal +", "Les 50 ans de la Télévision", "Ouverture et clôture des J.O. d'Albertville". De nombreuses fictions et sitcoms dont "Hélène et les garçons", en collaboration avec Jean-Luc Azoulay, "Ubu Roi", "Notre correspondant à Madras" et "Voltaire's Folies".
Sans oublier "Le Téléthon", qu'il crée et produit en France dès 1987, et qui est une opération sur laquelle il continuera de s’investir jusqu’au bout aussi bien d'un point de vue artistique que technique.


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