Grand Prix de l'humour - Alexandre Astier
De tous temps, l’humour décalé a eu ses adeptes, notamment lorsqu’il jouait sur l’intemporalité, le détournement des grands mythes ou des évènements historiques : on se souvient chez nous de certains Jean Yanne (Deux heures moins le quart avant Jésus Christ ), aux USA de Woody Allen (Guerre et paix ) ou Mel Brooks (Sacré Robin des Bois) et surtout, outre-Manche, des Monthy Python qui réinventèrent à leur façon l’art du paradoxe spatio-temporel (Sacré Graal !).
Les plus anciens se rappelleront aussi avec nostalgie un sketch de Raymond Devos intitulé Le lever du Roy ou ce film chinois carrément sorti de ses gonds par ses sous-titreurs, La dialectique peutelle casser des briques ?. Bref, de "François 1er" à "Retour vers le futur" ou aux "Visiteurs", on sait que rien n’est plus drôle que de mélanger les styles et les époques, de faire se croiser Zorro et les Trois Mousquetaires. Mais personne n’était allé aussi loin dans le détournement –au bon sens du terme- du patrimoine, qu’un jeune Lyonnais à la fois féru d’histoire, de burlesque et de mots d’auteur devenus aussi des mots d’acteur : Alexandre Astier.
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